12 octobre 2026

Il est urgent de changer de paradigme et de concevoir les dépenses consacrées à la solidarité et à la lutte contre la pauvreté comme un investissement et non uniquement comme un coût.

La récente Une du JDD dénonçant 60 milliards d’euros d’argent public « engloutis » par les associations (sous-entendu « gaspillés ») est non seulement une faute morale mais également une contre vérité.

Tout d’abord parce que la très grande majorité des associations gère leur budget avec rigueur et professionnalisme et in fine « font beaucoup avec peu ». Elles n’ont de leçons à recevoir en termes de gestion de personne !

 A l’abej SOLIDARITE nous pouvons affirmer avec humilité que chaque euro dépensé l’est avec rigueur et vise à mieux accompagner les personnes que nous rencontrons, sans aucun gaspillage et avec efficacité. Il n’y a ni gabegie ni « trésor de guerre ».

Ensuite parce qu’il est important de percevoir l’argent dépensé pour la solidarité et la lutte contre la pauvreté comme un investissement et comme un coût évité.

Les associations de solidarité, grâce à leur travail et aux soutiens qu’elles apportent aux personnes en galère évitent à un grand nombre de citoyens de sombrer dans l’extrême pauvreté et ainsi contribuent à éviter des dépenses bien plus lourdes pour notre système de santé et notre protection sociale. Il n’est plus à démontrer qu’il est bien plus économique d’agir en amont et de « prévenir plutôt que guérir » ; et il serait précieux de savoir chiffrer les économies et coût évités que le travail associatif et le monde de la solidarité engendrent via leurs actions de proximité et d’accompagnement.

Il ne s’agit pas de nier les tensions budgétaires auxquelles notre société doit faire face. Mais lorsque des choix s’imposent, la lutte contre la pauvreté doit rester une priorité. D’abord pour une raison de valeur :  car c’est le ciment de notre république que de ne laisser personne de côté.

 Il n’est pas acceptable de laisser penser que  les personnes en galère sont « responsables de ce qui leur arrive » et il est faux de penser que les dépenses liées à leur accompagnement sont de l’argent « jeté par les fenêtres ».

A l’heure du débat budgétaire à l’Assemblée nationale, l’abej SOLIDARITE s’associe à de nombreux partenaires pour rappeler aux parlementaires le rôle essentiel du monde associatif pour notre cohésion sociale.

Et si nous arrêtions vraiment : cliquer pour voir

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