4 novembre 2019

Un Chez soi quand on est jeune, c’est possible !

L’agrément pour étendre le dispositif Un Chez Soi d’abord pour les jeunes de 18 à 25 ans vient d’être donné au groupement dont fait partie notre association !

Le dispositif Appartement de Coordination Thérapeutique  (ACT) « Un chez-soi d’abord » est une innovation sociale performante inspirée des modèles Nord-américains de type « Housing first ». Il répond à la question des publics sans domicile qui présentent des troubles psychiques sévères, pour qui l’absence de « chez-soi » constitue un facteur de mortalité et de morbidité accru dans le champ des pathologies mentales et somatiques.

Un chez soi Jeunes, un nouveau dispositif dans lequel l'abej Solidarité s'engage !
L’abej SOLIDARITÉ heureuse et fière de s’engager résolument dans l’expérimentation « Un chez soi d’abord pour jeunes adultes »

Entre 2011 et 2016, l’Etat a conduit une expérimentation de ce dispositif, évaluée par une équipe de chercheurs indépendant. Les résultats montrent une réelle efficacité dans les domaines suivants : stabilité dans le logement (85 % des personnes sont toujours en logement à 24 mois), qualité de vie et  santé  améliorées et réduction des recours inadaptés au système de soins et aux structures de la veille sociale

Le tout à un moindre coût pour la puissance publique.

Le dispositif s’inscrit :

  • sur le plan national : dans le « Plan quinquennal pour le logement d’abord » et la « Stratégie nationale de prévention et de lutte contre la pauvreté »
  • sur les territoires : dans le programme régional de santé (PRS), le plan départemental d’action pour le logement et l’hébergement des personnes défavorisées (PDALHPD) et le projet territorial de santé mentale (PTSM).

Fort de ces conclusions, des programmes « Housing First For Youth » (HF4Y) se sont développés à l’international (Canada, Ecosse et Irlande) destinés aux jeunes sans domicile les plus à risque entre 13 et 24 ans.

L’objectif est double : proposer une réponse immédiate et adaptée pour des jeunes sans domicile souffrant de troubles psychiques sévères et prévenir les effets délétères d’un passage à la rue prolongé et d’un retard de prise en charge sanitaire

L’accompagnement proposé permet d’acquérir les outils nécessaires à un parcours de santé et à une insertion sociale, professionnelle et citoyenne de qualité.

Au vu des constats concernant les sans domicile fixe et les sortants des structures d’aide sociale à l’enfance, la France expérimente également ce dispositif dans deux villes : Lille et Toulouse. Le suivi de la mise en œuvre est assuré par un comité de suivi piloté par le délégué interministériel pour l’hébergement et l’accès au logement des personnes sans-abri ou mal logées (DIHAL).

L’expérimentation s’adresse aux personnes sans chez-soi majeures entre 18 et 25 ans en situation régulière, atteintes d’une ou plusieurs pathologies mentales sévères, qui ont des besoins complexes nécessitant une prise en charge médicale et un accompagnement social adaptés.

Elle consiste :

  •  À définir les conditions d’accompagnement pour :
    • l’accès et le maintien dans le logement,
    • l’accès à des droits (couverture sociale, ressources, prestations)
    • l’accès à des soins adaptés à la situation, à l’emploi ou la formation et à l’insertion sociale et citoyenne 
  • À déterminer les spécificités pour :
    • apporter des outils pour favoriser la transition vers l’âge adulte en réduisant les risques de récidive des situations de sans-abrisme et de rupture de soins
    •  développer les compétences de vie 
  • A faire évoluer :
    • les organisations en charge des adolescents et des jeunes adultes
    • les attitudes et pratiques des professionnels sanitaires et sociaux pour accueillir, orienter et prendre en charge les publics concernés par l’expérimentation en particulier en évitant les ruptures au passage à l’âge adulte dans le champ de la psychiatrie et de l’aide sociale à l’enfance.

Le dispositif vise 50 personnes intégrées d’ici fin 2020.

Le maintien dans le logement et la prise en charge sanitaire et sociale proposée seront de quatre ans (2019/2022). La personne peut sortir de l’expérimentation quand elle le souhaite.

Le porteur du projet sur la métropole lilloise sera le GCMS dénommé « Un Chez-soi d’abord métropole lilloise  » composé de cinq membres œuvrant dans le champ sanitaire, social et médico-social : l’abej SOLIDARITE, l’EPSM Lille métropole, l’EPSM de l’agglomération Lilloise, le CHU de Lille et Le CEDRAGIR

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